Avril (PART I) : Weekend santé & soins

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Il y a des périodes où tout se passe tellement bien qu'on y croit pas. Et il y a des période où, sans trop comprendre pourquoi, on appelle les professionnels de la santé pour gérer un problème ou simplement faire un bilan. Ce weekend, pour nous, c'était pansage, dentisterie et entretien du pied. Beaucoup de bonnes choses, que du bonheur !

Le samedi, la veille du départ pour aller voir les juments. J'ai un planning suffisamment chargé, ce qui fait que tout s'imbrique parfaitement dans mon emploi du temps. Comme on laisse l'appartement seul pendant deux jours (pour moi), c'est le branle-bas de combat pour tout nettoyer. Je m'occupe de ma chambre, du hamster, je lui prépare donc sa réserve en eau et en nourriture. Ce qui me prend tout de même la matinée entière. Ensuite, je dois préparer mes affaires, autrement dit mes soins, mes habits, mon appareil photo et mon courage. En fin de journée alors que tout est prêt, une douleur indescriptible me lance dans le pied, j'ai l'impression que les visses mises deux semaines plus tôt me transpercent de part en part. C'était pas prévu, mais je dois à tout prix refaire le pansement. Je retourne tout mon sac d'affaire, je dispose les objets de torture, et je m'y mets.

 

Contre toute attente, la manœuvre n'était pas aussi douloureuse que je l'aurais pensé (il faut dire aussi que je suis indéfiniment plus délicate que le chirurgien). Je commence par enlever la bande et le « boudin » fait par moi-même pour pouvoir marcher. Mon pied est encore jaune de bétadine, j'ai les orteils violets/bleus et le pouce enflé mais bizarrement, la douleur s'estompe progressivement. Je retire ensuite le pansement de ma cicatrice. Le pied est enflé et je dois retirer le sang séché qu'il reste encore un peu. Je suis pas douillette mais à ce moment-là, j'en veux au chirurgien d'avoir laissé du sang ! Je nettoie à la biseptine, je remets un pansement. J'attaque ensuite les doigts de pieds cassés qui me disent merde quand je les touche mais je n'ai pas le choix. Les fils ne se résorbent encore pas donc je fais attention de pas tirer dessus sous peine de m'ouvrir. J'ai mis pas loin de trois quart d'heure pour terminer sur une bande trop serrée. Mais au moins, c'est fait. Ce weekend sera un vrai défi pour moi parce que je vais mettre mon pied à l'épreuve.

 

 

 

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Je me lève à 7:00 pour partir à 10:00. Avant de me lever, je repense à tout ce que je dois faire et préparer, et enfin je sors du lit. Je commence par ranger ma chambre correctement. Je m'occupe ensuite de la cage de Bonny, ce qui ne me prend pas moins d'une demi-heure. Ensuite, je finalise les sacs et enfin, je vais me laver ,m'habiller et me préparer. Je passe à la banque et j'arrive pour 10:30 à Circourt. En arrivant, je constate que l'eau est déjà faite, la clôture est en place. Je fais le tour pour voir ce qui est susceptible de gêner, on retire le petit tracteur tondeuse, et pendant que je prépare le repas. Teddy s'en va chercher les juments. Ce midi, ce sera champignons à la Grec, pates au gruyère, boite de l'armée et pâté Lorrain. Une demi-heure et je vois, de loin, mes trois grands chevaux arriver (et Teddy, évidemment). Je suis tellement heureuse de les retrouver que je ne les regarde pas vraiment, j'ouvre et referme la porte, je termine de mettre la table pour pouvoir enfin leur faire un bisou. Elles ne me calculent pas et mettent la tête parterre.

 

L'après-midi, la chaleur commence à s'intensifier et Tartine se met à trottiner dans le terrain, dans tous les sens (ouais, bah elle est en chaleur!). Aujourd'hui j'avais prévu peu de choses à cause de mon pied, mais malgré tout je choisi de curer les pieds et les brosser pour les aider à la mue. Je commence par Nina, qui depuis le début de la journée, n'arrête pas de faire très attention à moi. Certes elle est feignasse, mais je la sens détendue, les yeux à moitié fermés alors que je lui fais les pieds, sa lèvre inférieure tombe, je la trouve tellement belle. Sauf que, madame a dû m'entendre penser puisqu'elle s'est instantanément frotté la tête sur mon super débardeur blanc tout neuf. J'ai fini pleine de poils partout, avec un débardeur tout brun (super, la mue fonctionne!). J'enchaîne alors avec Golfite qui elle, ne parvient pas à retirer son poil d'hiver et qui, Grand Dieu, à perdu énormément de poids. Ses côtes sont plus que visibles, elle n'a plus que la peau sur les os, et le dentiste qui fait le mort et ne répond ni aux appels, ni aux messages. Cette vision me met hors de moi, la pauvre vieille se dessèche complètement, elle est de mauvaise augure et semble tout le temps fatiguée... Je prends quand même le temps de l'aider à la mue mais avec des brosses c'est l'horreur. Noël, un voisin, vient me voir. On discute mais après vingt minutes de galère, je lui demande s'il n'a pas une « brosse » de carreleur. Il me dit que non (qu'est-ce qu'il en ferait !?) mais me répond qu'il va aller m'en faire une avec une chute de tapis d'usine. Je suis assez dubitative mais pourquoi pas. Un quart-d'heure plus tard, il revient avec la « raclette » que je lui ai gentiment demandée. Il m'observe un peu déconcerté mais ça fonctionne terriblement bien !! Tartine ayant terminé sa mue, je reprends Nina. Ça fonctionne tellement bien, je n'en reviens pas une seconde. Cette « brosse » est mon nouveau jouet. Sauf que (il y a toujours un mais) je remarque que Nina me fait une gale estivale ! Et qui lui prend tout le paturon. Je prends donc ma trousse à pharmacie, je rase la zone (plus grosse qu'attendue), je désinfecte à la biseptine et à l'eau tiède, je prends un produit désinfectant que je fais mousser deux fois pendant quelques minutes et je rince à eau tiède. J'applique une crème pour les infections cutanées et la laisse tranquille.

 

 

 

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Le soir, je décide de donner le vermifuge (naturel), davantage en prévention cette fois-ci que par nécessité. Golfite se mettait debout, une vraie furie, mais finalement elle a trouvé que c'était pas si mal (goût betterave, sélérie, ...) Tartine le refusait catégoriquement, donc on a un peu forcé, mais finalement avec du pain ça passait tout seul (un vrai régal, elle en redemandait presque) et finalement Nina qui n'a pas bronché, toujours aussi calme. La journée s'achève sur cette belle note.

 

 

 

 

 

04:41 du matin, je me réveille en panique, un cauchemar. Je ne cherche pas à comprendre, je descends dans le jardin voir mes dinos à sabots. Nina dormait toute seule tandis que Tartine et Golfite étaient presque tête-bêche. Nina ronfle, c'est incroyable, je lui ai fait un gros bisou. Je vais voir Tartine, je me mets assise dans l'herbe détrempée, et là, madame se couche de tout son long et de tout son poids sur moi. Bon, c'est sympa, mais il fait frais et l'herbe est complètement trempée. Golfite n'a pas voulue que je vienne la voir donc je lui ai foutu la paix. J'ai tenté des photos mais dans la nuit noire, c'est catastrophique.

C'est à partir de 06:30 que ma journée commence pour de bon. Je prépare le petit dèj quand j'entends hennir : elles ont faim et ne veulent pas rogner l'herbe, elles veulent de la grande. Je prends donc les longes et je les amène brouter le long du chemin une vingtaine de minutes. Chaque fois c'est le même cirque, chacune veut l'emplacement de l'autre, elles s'emmêlent. A cause de mon pied j'ai pas pu tenir longtemps comme ça donc je les ai rentrées, j'ai déjeuné et leur ai repassé un coup de brosse. Je me suis chargée de l'entretien des crins de Tartine, donc j'ai coupé, démêlé, brossé et la Pédicure Equin est arrivée.

 

 

 

 

 

Je fais les présentations. La pédicure (Christine) regarde les juments, soulève les pieds, les inspecte et tombe littéralement sous le charme de Tartine (elle me dit qu'elle a une très belle stature, des membres forts et bien formés, elle est bien musclée et un peu grassouille). Non, elle n'est ni à vendre ni à donner. On prend tout juste le temps de boire un café et elle entame. Je choisi de commencer par Tartine pour plusieurs raisons : d'abord son antérieur gauche fendu de haut en bas mais aussi ses postérieurs qenui éclatent sous l'évasement. La jument qui sera théoriquement (et théoriquement seulement) la plus délicate. Elle constate : Tartine à de très belles fourchettes, un pied super fonctionnel, et un sabot de très bonne qualité. Je suis assez surprise mais c'est positif. Cependant, il y a un évasement extrêmement prononcé sur chacun des sabots qui sera a rectifier au fur et à mesure. Elle m'explique donc sa démarche et sa manœuvre, me dit qu'il faut biseauter là où le sabot s’évase pour limiter et transférer l'appui, c'est à dire augmenter l'angle de parage. Avec ce biseautage, le pied se fera naturellement et s'arrondira de lui-même. La jument est délicate, elle qui n'a pas tendance à tirer au renard met son poids sur ses postérieurs et s'étire vers l'arrière. Moi qui pensait qu'elle était délicate comme jument, j'ai eu une autre vision des choses. Christine reste douce, calme et très pro dans le sens où elle écoute le cheval, le rassure, lui laisse un temps de pause quand il le demande. Une fois la jument faite, elle demande à la voir marcher. Forcément, il y a de la masse de retirer ce qui laisse Tartine un peu sur la réserve mais je suis très heureuse de voir que ses pieds sont tout neufs !

 

 

 

 

On passe ensuite à Golfite. Je voulais vraiment que ça aille vite pour elle, qu'elle attende pas quinze plombes pour pouvoir marcher correctement. Sauf qu'à ce moment-là, c'était hyper complexe. Forcément, elle a mal au genoux et ne veut pas qu'on lui touche le membre, mais si les sabots restent longs elle aura encore vachement mal. A chaque essai elle se mettait droit debout, jetait les antérieurs comme elle pouvait, et une fois le pied lâché, elle me tournait le cul, décalait les hanches vers moi... On a changé de place trois fois jusqu'à aller l'accrocher sur le devant du tracteur pour être sûre qu'elle ne se fasse pas mal si elle essaie de se mettre debout. On a passé bien trois quart-d'heure de galère pour elle. Christine constate que Golfite a aussi de beaux pieds et une fourchette relativement fonctionnelle et elle est restée douce et maîtresse d'elle-même. Du coup, elle m'a conseillé de faire une cure d'anti-inflammatoire sur trois jours avant les parages pour justement qu'elle puisse bien plier le genoux sans avoir de douleur. Donc de l'apargophytum ou des plantes dont j'ai perdu le nom mais comme moi, elle pense «naturel » et l'Equipalazone sera vraiment qu'en cas d'extrême nécessité si le reste ne marche pas. Je sais donc ce qu'il me reste à faire.

 

 

 

Et le meilleur pour la fin (je crois qu'on ne peut pas dire mieux), on passe à Nina après-manger. Nina est une jument d'une douceur et d'une passivité incroyable. On en a beaucoup rigolé parce qu'elle se laissait vraiment aller, elle s'endormait, la jument la plus facile mais la plus abîmée. Des pinces énormes, des fourchettes en mauvaise état à telle point qu'une seconde couche plus résistante a poussé en dessous de la « pourrie ». Ma pauvre vieille. Christine était bien contente de finir sur une jument aussi douce et câline, aussi calme et coopérative. A dormir debout ! J'ai même rien à dire tant elle était top !!

 

 

 

 

 

 

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Reste ensuite Rina (la shet/welsh) et les ânesses du voisin. Ce sera la première fois que je vois comment se passe le parage pour elles. Et bien ni Christine ni moi ne sommes déçues de notre voyage. On commence donc par Lionne qui ne veut pas avancer, pas donner les pieds, pas tourner, pas bouger. Elle se met debout ou tire en arrière. Christine et sa douceur arriveront au bout et elle en avait besoin !! Au tour de Hypocras ensuite qui elle non plus ne veut pas (déjà pour l'attraper c'était sympa) mais bon, avec du foin et du pain c'est passé. Artifice a compris le principe mais c'était pas trop ça... La patience à ses limites. Comme le sabot antérieur droit d'Artifice commençait à « pencher » sérieusement, Christine a dû faire un biseau pour tenter de transférer l'appui. A moi ensuite une fois par mois de refaire le biseau jusqu'à plus besoin. Et puis enfin Rina ! Elle en avait tellement besoin... Elle attendait patiemment son tour en me faisant plein de bisous et en me croquant les chevaux. Elle a été très douce. Pendant ce temps j'ai coupé sa queue qui traînait parterre et sur laquelle elle n'arrêtait pas de marcher (bon OK j'avoue, j'ai aucun talent dans la coiffure). En les lâchant, les loulous trottaient et galopaient de joie. Je suis ravie.

 

 

 

On rentre au chalet pour la paperasse. Christine mange un bout avant de rentrer, j'étais très heureuse de l'avoir connue en espérant qu'elle continuera longtemps son activité ! Et puis on change les juments de parc donc je prends Tartine et Nina. La Blonde n'a rien trouvé de mieux que de me foutre un coup de sabot dans le pied en partant au galop. J'ai poussé ma gueulante et l'ai laissé partir tandis que Nina attendait vraiment gentiment. Une fois lâchée elle est partie au trot! Vers 20:00 on les remet autour du chalet, et cette fois dans le calme absolu. Elles ont mis la tête parterre. La nuit a été infernale, je crevais de douleur, mon pied me faisait vraiment souffrir. Au bout d'une heure Teddy m'a forcé à prendre un doliprane. Dix minutes après, j'étais dans les bras de Morphée.

 

 

 

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7:27, le réveille est dur. J'ai très bien dormi mais je suis épuisée et j'ai mal au pied. Je me demande encore comment va se passer la journée et si je vais réussir à tenir la cadence. Avec mon pied douloureux, toute tâche quelconque est un défis qui demande beaucoup d'effort et de gestion. Aujourd'hui le programme est simple : remettre les juments dans le parc à côté de chez le voisin, pendant ce temps Teddy va préparer le Grand Parc et moi, je m'occupe de nettoyer à fond la boite de pansage et de ranger mon matériel, faire à manger, un peu de ménage.

 

 

Je prépare le petit déjeuner, ouvre les volets et comme d'habitude, j'appelle les juments. Personne ne me répond, je ne les vois pas. Je commence à paniquer, je fais le tour de la maison et les aperçois encore endormies contre le mur du chalet. Du coup, je prends le temps de déjeuner et me préparer et je mets mon pied en route. Je prends les longes et on amène les trois dinosaures dans le petit terrain, Rina arrive à fond de train pour retrouver ses copines. Je les lâche, ferme le parc et pars rassembler la multitude de brosses qui traînent aux quatre coins. Je prends un seau d'eau tiède, du liquide vaisselle, une éponge et un torchon. Pour nettoyer les brosses, je les mets dans une té d'oreiller que je referme et HOP, à la machine 15 minutes. En attendant je nettoie la boite, les mors, les brosses en plastique avec les billes et les picots, la « raclette » en caoutchouc et les peignes. Je déballe la té d'oreiller, j'étale les brosses sur a terrasse au soleil une bonne heure et demi et en attendant, je vais voir mes monstres.

 

 

 

 

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Je suis accueillie par les trois. Nina la première qui me demande des grattouilles sous le ventre, elle prend un plaisir immense mais commence à me coincer dans le barbelé, Je la remets fermement à sa place mais elle se vexe et s'en va. Golfite arrive alors et j'étais loin d'imaginer ce qui va se passer... Je cherche à voir si elle est aussi tendue que la veille et malheureusement, elle est pire. J'entreprends doucement de la masser, d'abord sur la nuque. Je descends sur l'encolure, le garrot, les vertèbres dorsales et les reins. Elle couche les oreilles, menace de mordre, mais j'ai l'intuition que ce comportement ne m'est pas adressé. Je me retourne et constate que, peu à peu. Tartine grappille du terrain pour venir à ma rencontre mais ça ne plaît pas à la vieille. Qu'à cela ne tienne. j'évite Tartine et me concentre plus fermement sur Golfite qui se détend de plus en plus sous mes massages. La nuque se délie doucement, puis l'encolure qui commence à s'étendre, se dénoue lentement, s’assouplit et se balance légèrement de droite à gauche, la lèvre inférieure pendouille, les yeux se ferment et Golfite vacille maintenant de tout son corps. Après vingt minutes, elle rouvre les yeux, tente de mordre, quand je sens qu'on me pousse dans le dos. Tartine est là et veut le faire savoir. Elle pose sa tête sur moi, vient sentir mes mains en action sur le garrot de la trotteuse, fait le tour, tente en vain d'attirer mon attention. Comme elle voit que je suis presque hermétique a ses avances, madame commence à mettre la tête sous mon bras, s'avance légèrement et relève le bout du nez, ce qui me force à détacher mes mains du dos. Je ris aux éclats et je regrette qu'il n'y ai pas de photos, mais c'est un moment authentique et personnel. Je caresse la blonde mais malgré tout je retourne à ma besogne. Des lèvres viennent se coller sur ma joue, dans mon cou, viennent me chatouiller l'épaule. Je n'ai pas pu m'arrêter de rire ! Je laisse donc Golfite là-dessus qui reste totalement assoupie et caresse Tartine. Je la masse, lui fais des bisous et une dizaine de minutes plus tard je décide de partir. Au quart du chemin je m'arrête et me retourne, Tartine s'est avancée et me regarde, m'attend. Je capitule et fais demi-tour, je reste avec elle encore un bon quart-d'heure mais maintenant, je rentre, j'ai du boulot qui m'attend. Tartine s'est rapprochée au plus près du fil et m'a regardée aussi longtemps qu'il lui était possible de me voir, Je me suis sentie tellement triste d'un coup que j'ai tenté comme j'ai pu de faire « table-rase » de mes émotions.

 

 

 

A 13:00, Teddy et moi décidons d'amener les juments dans le Grand Parc. A cause de mon pied, je ne peux pas me permettre de faire plusieurs kilomètres à travers champs donc je me mets à cheval (OK je sais c'est pô bien!) Et bah on a même trotté et Tartine est parfaitement à l'aise, détendue, le pas bien énergique mais toujours très respectueuse. En licol avec des rênes en corde (beaucoup trop grandes!). On fait comme ça un bon kilomètre, on arrive au parc, et on lâche les bêtes. La blonde est partie comme une cinglée en ronflant... Dire que cela fera bientôt trois ans qu'elle a foulé ce terrain pour la première fois !

 

 

 

a cru dans les champs

 

 

 

On rentre à pied. Mon pied va nickel, quand il est chaud donc je ne dois pas m'arrêter. En arrivant au chalet on reçoit un message : Le dentiste vient pour 14:00, c'est moi qui m'en occupe. Il serait peut être temps, après trois semaines d'attente. J.J arrive avec toute sa troupe (trois hommes) et on part au parc. J'attrape Golfite, qui jusque là est sereine mais dès qu'elle sent l'eau salé, elle se met droit debout. Deux fois et J.J m'ordonne de laisser la jument à un des gars. Si elle me marche dessus, il est responsable et ça ne l'intéresse pas (et il a raison). Il lui met l'ouvre boite dans la bouche et je dis tout naturellement et étonnée, que Golfite est vraiment calme... Je n'aurais pas dû. Ils étaient trois pour essayer de la tenir mais quand elle dit non c'est non et après 22 ans, le dentiste sait à qui il a affaire, Douze minutes et il s'arrête là, il me donne le constat, Golfite avait des surdents en haut à gauche et en bas à droite, il n'a pas pu tout faire parfaitement mais il reviendra, pour l'instant c'est très bien. Il me dit que Golfite a une dentition vraiment parfaite pour une 30 ans et nous félicite d'aussi bien les soigner. Elle mettra directement la tête par terre. Alors que le dentiste s'en va, moi je reste sur place et je joue avec Tartine, Elle courait, ronflait, faisait son trot de princesse, coup de cul, ruades, demi-tour, quelques câlins et je suis rentrée. J'ai refait un kilomètres à pied, j'ai pris la fourche et les ramassé tous les crottins sur le terrain. En finissant, j'étais claquée. j'avais mal au pied, c'était l'horreur. C'est le nouveau voisin qui m'a ramenée chez moi, ça s'est très bien passé, une journée qui se termine sous un soleil radieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires (2)

anna
  • 1. anna | 12/04/2017
Un bon week-end!! J'ai bien aimé le passage du massage ☺
rose-arcenciel
  • 2. rose-arcenciel (site web) | 13/04/2017
Merci Anna. Oui c'était un très bon weekend, très dense et très passionnant ! Je crois que le passage du massage est mythique... Tartine m'a fait mourir de rire tellement elle voulait d'attention (et Dieu sait qu'elle n'en manque pas... ) !

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