Alpes, randonnée et Snowboard

 

Les Alpes, de la randonnée et du Snowboard !

Deux semaines de voyage en famille.

 

Le 20 Juillet 2013, je vais réellement et pour la première fois, partir en voyage dans les Alpes. Le programme est sportif, car d'après mon père ( qui est sportif militaire rigoureux) les vacances à se prélacer ne servent à rien. Pour moi, il a un programme chargé et il me le fait savoir ! Je vous raconte !

Le 20 Juillet, le départ est à 9:15, nous avons pas loin de trois heures de route. Un trajet qui se fait difficile, tant dans la préparation de mon expédition mais aussi dans la gestion de mes petits frères, qui à l'époque, se moquaient de savoir s'ils faisaient trop de bruit ou non. Sur la route, nous rencontrons de nombreux tunnels (celui de Fourvière étant le plus mytique et le plus chaotique à traverser...). Après deux longues heures de route, je propose un arrêt près d'un Lac en frontière de l'Isère. Nous préparons des sandwichs sous un soleil de plomb, la température frôle les 38°C à l'ombre. Le seul moyen, c'est de nager. Le lac étant bordé de centaines de touristes, je préfère aller dans la rivière (dont j'ai oublié le nom), qui descend tout droit des glaciers. Le choc termique passé, je nage au milieu des rochers et des poissons. A 14:00 on reprend la route et on ne met pas moins d'une heure et demi pour trouver notre résidence. L'appartement est miniscule pour un prix énorme mais nous n'avons rien sans rien. Le temps de ranger les affaires et nous sortons découvrir les lieux d'Arc 1600 ! De la musique dans les allées, des magasins de souvenir, d'équipement et des bars, une forêt dense qui nous cache du vent, l'office de tourisme pour répondre à nos questions. N'ayant pas réellement d'habits chaud, j'achète une veste bleu ciel (très discrète) mais très chaude. Alors que je mets un pied en dehors de la boutique, un bruit de tonnerre me fracasse les oreilles, une tempète mêlée d'orage, de pluie, de grêle et d'un vent incontrôlable m'empêche de rentrer. Je décide d'inaugurer ma veste, et tant pis pour le reste. Je fais le kilomètre et demi en courant le plus vite possible jusqu'à la Résidence. Une fois dans l'appartement, le soleil revient.

 

Troisième jour, je décide de mettre mes chaussures de marche et de suivre mon père et sa femme. Il veulent monter jusqu'à Arc 1800 en passant par la forêt et les pistes. Nou entamons donc un dénivelé qui me parait durer plusieurs heures. Des rochers sortent de nulle part, je me sens fatiguée, et aussi bizarre que cela puisse paraitre, il fait déjà 20°C à 10:00. Vers midi, nous nous arrêtons dans une forêt, sur des rochers. Les enfants jouent tandis que nous mangeons. J'en profite pour remplir mon Camelbak avec l'eau d'un petit ruisseau venu tout droit de là où je suis censée aller dans quelques jours. Pour l'instant, nous reprenons notre petit périple, le paysage est grandiose, le temps est avec nous. Je m'acclimate facilement à l'effort en altitude, je suis fière de moi. Nous arrivons à Arc 1800 vers 14:00 où mon père nous abandonne : A défaut de faire du ski de descente, il se paie une descente en VTT. Pendant ce temps, je parcours l'endroit avec des étoiles dans les yeux. La vue est incroyable, le soleil agréable. Une heure après, c'est les jambes ankilosées que mon père revient. Cette fois, on redescend bien plus bas à Bourg-St-Maurice au pied des Alpes grâce au funiculaire. Première fois, j'ai eu une trouille bleue à en perdre mes jambes, mes bras et ma tête. Mais finalement, ce n'était pas si mal. Bourg-St-Maurice est un lieu de paradis qu'il faut forcément aller voir si vous allez aux arcs. Les habitants sont accueillants, le village plein de richesses (les lieux de culte particulièrement) et les vestiges d'une ancienne vie, avec les lavoirs. Malheureusement mes photos se perdront dans un disque-dur grillé... Nous rentrons le soir en bus.

 

 

Cinquième jour, c'est parti. Très tôt (6:00), nous mettons nos sacs sur le dos, et partons prendre le téléphérique pour Arc 2 000. Cela nous mâchera le chemin et comme nous avons déjà ralier deux "stations" à pied quelques jous plus tôt, un peu de répis fait du bien. Arrivés en haut, c'est un dezert parfaitement blanc et rocailleux qui s'ouvrent à nous. Le programme étant d'abord d'atteindre la pointe de l'Aiguille Grive, autrement dit +700m de dénivelé entre la neige et les rochers.  Avant, nous devons atteindre le pied de l'Aiguille, à quelques centaines de mètres de-là. Cette fois, je veux me dépasser. L'altitude ne me dérange pas, mais la différence de température me perturbe. Nous parvenons au pied de l'Aiguille, le plus dur est à venir. Mon père me prévient : Ce n'est pas très haut, mais c'est raide. Attention aux chutes de cailloux, aux glissements de terrains et surtout aux corniches. Je commence l'assension droite comme un I, debout sur mes deux jambes, je saute comme une biche. Une demi-heure plus tard, la neige se mêle à mon chemin, je glisse, manque de me casser la cheville. 2 400m. L'arrête est proche, je la vois. Je continue à grimper, force sur mes bras qui me servent maintenant davantage que mes jambes. 2 578m, tout se passe bien quand tout un coup, je marche violemment sur une corniche. Celle-ci cède sous mon poids. Je pousse un cri. J'ai déjà peur, mais là c'est pire. Je continue. 2 620m. J'y suis presque, mais je suis quasiment à genoux. De la glace en été, c'est possible, et le vent se lève, ce qui ne m'aide pas. J'atteins vaillement l'arrête mais je dois parcourir encore 120m avant d'atteindre la pointe. A 20m, je marche de nouveau sur une corniche. Mon père me rattrape, c'était le saut de l'ange 700m plus bas. Je touche, fière de ma première assension, la table d'orientation. Maintenant, nous devons redescendre de l'autre côté, contourner l'Aiguille, traverser la Vallée jusqu'au Mont Pourri (du moins le refuge), passer par le Lac Marlou et redescendre jusqu'au téléphérique. La descente est rude, je glisse sur les fesses, me tord quinze fois la cheville en moins de cinq minutes, commence à m'agacer serieusement sur mon père et sur moi. Pourtant, au pied de l'Aiguille, des marmottes énormes nous accueillent, avec des plus petites. Le spectacle est grandiose. Derrière nous, on aperçoit la vallée tout en bas et une partie d'Arc "?". On se presse de continuer, le téléphérique ne nous attendra pas ce soir. La vallée est magnifique, je remplis mon camelbak dans un tout petit ruisseau dans lequel un poisson nage desespérement à contre-courant. Aussi, en face, j'entame la montée d'un petit glacier. Les crevasses sont là mais peu larges, mais la glace est instable et glissante. Trois-quarts d'heure plus tard, je lève la tête de mes chaussures et vois un lac aussi bleu que le ciel, translucide, et particulièrement froid. Nous décidons de manger là et de reprendre la vallée ensuite. L'eau est froide et nous nous trouvons dans une réserve naturelle dans laquelle des centaines d'oiseaux sont posés. J'essaie de les prendre en photo mais ils sont trop loin, et beaucoup trop vivaces. Une heure plus tard, nous redescendons. Il est 15 heures quand je décide de faire une pause. Je suis fatiguée, j'en ai plein les pieds, mon sac pèse 25 kilos sans compter la transpiration accumulée. Nous nous arrêtons une demi-heure et reprenons la marche. Au dernier tour de téléphérique nous redescendons. Un soucis nous fait stopper net, puis reprendre un quart d'heure après. Je suis rentrée lessivée.

 

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Treizième jours. On part faire du ski. Tout du moins, mon père et moi faisons un apprentissage du snowboard avec un moniteur hyper âgé mais vraiment en forme ! Je me débrouille bien, je pars directement en piste Bleue (oui, bon...), Je n'ai pas un contrôle total de la chose, mais j'adore et j'apprends même à mes petits frères deux trois trucs. Evidemment ils n'écoutent pas franchement. Après deux heures, mon père nous arrête et va chercher à boire. Maintenant on attaque la piste rouge. Je ne vais pas vous mentir, j'ai eu peur, donc j'ai fini sur les fesses... Mais j'y suis retournée ! On a fini là-dessus, c'était génial.

 

Le dernier jour, on range nos bagages. Je retourne sur mon petit balcon admirer la montagne en forme de dent. Cette "dent" me surprendra toujours, avec une envie de l'escalader. Ces vacances ont ouvert en moi la brêche d'une passionnée de la nature et du voyage. Qui a dit que le voyage se faisait toujours dans un pays étranger !?

 

Je termine mes vacances sur cette note de douceur et de bonne humeur

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